info printer
VIH : patient de Berlin versus patient de Londres
18/03/2019

A l’instar de beaucoup d’entre vous, lors de la Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) qui s’est déroulée du 4 au 7 mars 2019 à Seattle, nous avons été surpris et ravi d’apprendre qu’après le fameux patient de Berlin, un autre patient séropositif avait pu bénéficier, à Londres, d’une transplantation de cellules souches et qu’il est aujourd’hui en rémission.

Sida Info Plus a comparé ces deux cas, et voici les points saillants :

Selon les chercheurs, la rémission pourrait être définie ainsi : maintien d’une charge virale indétectable avec un arrêt de traitements antirétroviraux.

Il est évident que le « patient de Berlin » n’était pas un miracle et que cette expérience pourrait être reconduite avec beaucoup moins d’effets secondaires. Mais il en ressort aussi que ce type de procédé, du fait d’une mortalité élevée et de la rareté des personnes porteuses de la mutation CCR delta 32, ne peut pas être utilisé chez n’importe quel patient séropositif.

En attendant des publications plus détaillées sur ces résultats, il serait plus prudent, dans le cas du patient de Londres, de parler d’une rémission longue. Cependant les chercheurs se disent « confiants » et pensent qu’il n’y aura pas de réactivation virale.

Outre les cas de Berlin et de Londres, un autre patient séropositif à Düsseldorf, transplanté en 2018, est en rémission. Les résultats sont attendus avec beaucoup d’impatience.

Sohanjit Halder

1. Les récepteurs CCR5 sont présents sur les cellules CD4 et ils constituent la porte d’entrée pour le VIH dans le système immunitaire.

2. Pour en savoir plus sur les anticorps monoclonaux qui font partie de l’immunothérapie (utilisée de plus en plus en cancérologie), lisez notre prochaine brève sur Sida Info Plus.

3. Le VIH peut persister en mode silencieux dans les organes lymphoïdes.

Sources : CROI 2019, NYT

Partager cet article Partager sur facebook