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Je me repose
11/01/2008

Faut-il se reposer plus qu’un autre lorsqu’on est séropositif ? Peut-être, mais peut-on se reposer si l’on n’est pas fatigué ?

La question mérite qu’on y réfléchisse un peu. Etre séropositif, ça coûte de l’énergie. Il faut produire des anticorps pour détruire le virus, il faut renouveler les CD4 détruits, lutter contre l’inflammation, c’est du travail pour le corps. Selon l’évolution de la maladie, l’âge, la forme physique initiale, cela peut passer complètement inaperçu, ou bien occasionner une fatigue importante.

Certaines personnes tendent à nier cette fatigue, pour brûler la vie plus vite, au risque de n’être pas toujours en mesure d’en profiter au mieux. D’autres sont tentés de se réfugier dans le repos permanent, et d’adopter une vie de malade sans que cela soit forcément nécessaire.

L’attitude raisonnable consiste plutôt à être à l’écoute de son corps, et à veiller à sa qualité de vie, en fonction de ce qui est important pour soi. Il y a une différence entre avoir une hygiène de vie et vivre sous une cloche.

Respecter son sommeil, s’accorder un temps de repos lorsqu’on est fatigué, ce sont des règles essentielles pour favoriser le contrôle de l’infection par le VIH.

Etre fatigué, c’est normal quand on a fait ce qu’il fallait pour l’être. Si on est fatigué sans raison, séropo ou pas, c’est anormal. Cela devient un problème à signaler au médecin, afin qu’il en cherche la cause et la traite lorsque c’est possible.

Mais n’oubliez pas que beaucoup de choses peuvent perturber le sommeil : le tabac, l’alcool, les excitants en tout genre n’empêchent pas forcément de dormir, mais rendent le sommeil moins réparateur. L’exercice physique, inversement, facilite le sommeil profond.

En résumé, se reposer, c’est bien quand c’est nécessaire. Vivre séropositif, c’est avant tout vivre le plus normalement possible. A chacun de voir avec son équipe soignante comment rendre cela possible.

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