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Cette fois-ci, j’y couperai pas !
6/04/2011

« Mes CD4 ont baissé, ma charge virale explose, je viens de faire mon second zona en 6 mois, mon médecin me met la pression pour commencer un traitement. Est-ce bien le moment ? Est-ce que je ne pourrais pas attendre encore un peu ? »

Les médicaments évoluent régulièrement depuis des années. Le discours des médecins sur le meilleur moment pour débuter un traitement aussi. Les deux choses sont d’ailleurs liées, du moins en partie.

Les objectifs d’un traitement sont simples :

- Faire en sorte que le sida ne se déclare jamais
- Réduire l’impact de la présence du VIH sur la santé
- En minimisant les risques liés aux médicaments

... le tout aussi longtemps que possible.

Le plus souvent, les traitements sont proposés selon les recommandations en cours (actuellement le Rapport Yéni, du nom du coordinateur de ces travaux). Ces recommandations sont actualisées régulièrement, en fonction des avis des chercheurs, des cliniciens, de l’évolution des médicaments et des avis des associations (car les associations de lutte contre le sida font partie du groupe d’experts).

Tout, aujourd’hui, laisse penser que les traitements seront proposés de plus en plus tôt. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a de plus en plus d’éléments (et de recul) pour affirmer que l’état de santé est d’autant mieux préservé que les CD4 n’ont pas eu le temps de baisser, que la charge virale a été contrôlée, et qu’aucune maladie ne s’est manifestée.

Il est également clair que les effets secondaires sont beaucoup plus pénibles quand l’état de santé est dégradé. Et que les médicaments d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, même s’ils ne sont pas anodins.

Vu sous cet angle, prendre un traitement peut être une bonne nouvelle puisqu’il permet de se sentir mieux, d’être moins fatigué et de mettre la maladie de côté puisqu’on la maîtrise.

Il est important de réfléchir à tout cela afin de faire du traitement son allié. Il est important également de réfléchir aux contraintes du traitement et d’en parler avec le médecin. En fonction du mode de vie, de l’organisation de ses journées, des problèmes auxquels on est plus ou moins sensible, on n’utilisera pas forcément les mêmes médicaments. Les médicaments sont suffisamment nombreux aujourd’hui pour qu’on puisse vous proposer quelque chose d’adapté à vos contraintes personnelles. N’hésitez donc pas à les signaler.

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