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Je suis en détention
12/09/2012

Il n’a jamais été bon d’être malade et incarcéré. Etre séropositif est une difficulté en plus.

Il est vrai que la prise en charge médicale en prison s’est améliorée depuis la réforme de 1994, mais les conditions d’incarcération varient beaucoup suivant les lieux d’incarcération et le régime pénal (prévenu ou condamné) auquel on est soumis.

Il est difficile de partager sa cellule avec un ou plusieurs codétenus, Il y a la promiscuité, les sanitaires sans séparation, l’absence d’intimité ou d’espace de stockage pour les médicaments.

La qualité de l’alimentation et les horaires sont parfois difficilement compatibles avec la prise correcte du traitement. La cantine (boutique d’objets et de denrées vendus en plus par la prison) n’est pas forcément bien fournie ou à des prix trop élevés. La qualité du sommeil, la possibilité de faire de l’exercice physique, le moral ne sont pas toujours au rendez-vous.

La continuité thérapeutique au cours du parcours judiciaire et pénitentiaire pose parfois problème : une personne interpellée n’aura pas forcément sur elle ses médicaments pour la durée de la garde à vue ou, le cas échéant, son ordonnance.

La responsabilité de la prise en charge médicale en détention est depuis bientôt 20 ans dévolue à l’hôpital.

L’accès aux traitements, les examens nécessaires, le suivi des patients séropositifs se font dès l’arrivée en détention, à la « visite arrivant » dans les heures qui suivent l’incarcération. La décision de la prescription revient au médecin prescripteur et, de fait, en arrivant en détention, on change de médecin prescripteur. On se retrouve suivi par l’UCSA de son lieu de détention ce qui implique parfois des changements de stratégie thérapeutique et donc de molécules.

Dans tous les cas, la relation entre le patient et le soignant est soumise au secret médical.

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