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Les changements de traitement diminuent
27/04/2012

Le nombre de PVVIH ayant eu besoin de changer de trithérapie dans les dernières années connaît une baisse significative, selon une analyse rétrospective réalisée en Grande-Bretagne sur 6200 patient-es de 2009 à 2011.

12 % des personnes impliquées dans l’étude (soit 722) ont modifié leur traitement une fois ou plus au cours des dix-huit mois observés. La moitié de ces « switchs » (changements de traitement) était motivée par des effets indésirables, contre 61 % en 2006. Les autres raisons majeures justifiant un switch étaient une simplification du régime thérapeutique (15 %), la participation à une étude clinique (8 %), la survenue d’un échec virologique (8 %) ou l’évitement d’une interaction médicamenteuse (4 %).

Le taux de switch pour toxicité a été calculé pour chaque traitement. Les taux les plus élevés concernent trois ARV que peu de personnes prennent encore, en raison justement de leur toxicité : Kaletra (lopinavir/ritonavir), Invirase (saquinavir) et Retrovir (AZT, zidovudine, présente aussi dans Combivir et Trizivir).

Dans l’étude, 25 % des switchs pour toxicité concernaient Sustiva (efavirenz, Stocrin, aussi présent dans Atripla – effets sur le système nerveux central). Reyataz (atazanavir) était responsable de 10 % des switchs pour toxicité (jaunisse).

Les résultats pour les autres molécules étaient bien meilleurs, les taux les plus faibles étant obtenus par Viread (tenofovir), Emtriva (emtricitabine) et Epivir (lamivudine ou 3TC, aussi présent dans Kivexa). Du côté des INNTI (non-nucléosides), c’est la Viramune (névirapine) qui est le moins souvent abandonnée.

L’abstract de l’étude présente une synthèse des résultats sous forme de tableau. Le taux observé de switch pour toxicité (OTSR : Observed Toxicity Switch Rate) tient compte à la fois du nombre de personnes ayant laissé tomber un traitement en raison de ses effets secondaires et du nombre de jours pendant lesquels chaque traitement a été pris par les patient-es de la cohorte.

Source : Aidsmap

Laurent Rossignol

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