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VIH : le b.a.-ba de la CV
23/05/2012

La connaissance de la charge virale (ou CV) fait partie du quotidien des personnes séropositives au VIH. Que signifie-t-elle exactement ? A quoi sert-elle ? Pour celles et ceux qui ne pourront pas participer à la réunion VIH et Qualité de Vie organisée par Actions Traitements en partenariat avec Sida Info Service le mercredi 30 mai 2012 à Paris*, voici quelques explications de base.

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La charge virale est la mesure de la quantité de virus présent dans l’organisme à un moment donné. Lors des bilans sanguins réguliers qui jalonnent un suivi VIH, elle est mesurée dans le sang ou plasma, d’où l’expression « charge virale plasmatique », c’est-à-dire sanguine. L’unité de mesure de la CV est soit la « copie / ml » (le nombre de copies du virus par millilitre de sang), soit le log (pour logarithme). Le log est mieux adapté à l’évaluation des variations de la CV.

La charge virale est l’un des principaux marqueurs de l’efficacité d’un traitement ARV (antirétroviraux), avec les cd4 ou T4. Indétectable, donc inférieure à la plus petite charge virale mesurable par le laboratoire, elle atteste de son succès - puisqu’il n’y a donc plus de virus - ou presque - dans le sang.

A l’inverse, redevenue détectable sous traitement après avoir été proche de zéro, elle peut avoir plusieurs significations. Soit il y a par exemple une IST (infection sexuellement transmissible) et l’élévation de la CV ne sera que temporaire ; on parle alors de « blip ». Soit il y a un début d’échappement viral (ou « rebond »), et il faudra alors changer de trithérapie, ou au moins l’intensifier par l’ajout d’une molécule antirétrovirale supplémentaire. La surveillance de la CV peut donc permettre d’anticiper un échec de traitement.

Autre enjeu de l’indétectabilité virale, qui commence à se savoir largement aujourd’hui : son intérêt au niveau prévention. « L’avis suisse » ou « swiss statement », médiatisé en 2008 par le Pr genevois Bernard Hirschel, pourrait être résumé ainsi : « charge virale indétectable + pas d’IST + traitement efficace = quasi suppression du risque de transmission du VIH ». Encore une bonne raison de ne pas laisser son virus se « réveiller » une fois qu’on l’a bien « assommé ».

Laurent Rossignol

*Cliquer ici pour en savoir plus sur la réunion « La charge virale : utilité et limites »

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