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Est-ce que je le dis à mes enfants ?
21/12/2007

Les parents partagent rarement leurs problèmes de santé avec des jeunes enfants (moins de 10 ans). Ils ne veulent pas prendre le risque de les faire grandir dans un climat d’inquiétude, leur faire croire que leurs parents pourraient tomber malade ou mourir. Ce serait les responsabiliser trop vite, ou les empêcher d’être simplement un enfant avec la bonne dose d’égocentrisme et de légèreté qui caractérise cet état. Plus grands, les enfants comprennent vite quand l’un des parents est affecté. Cela se traduit souvent par une baisse de moral et les enfants s’en inquiètent, imaginent le pire. Et le pire, c’est de ne pas comprendre, de ne pas savoir. Alors, en fonction de l’âge (avant 12 à 13 ans environ), on pourra parler d’une maladie qui oblige à prendre un traitement pour rester en forme.

Et les adolescents ?

Aux adolescents, on pourra parfois dire qu’on est séropositif et préciser ce que cela signifie. Mais il faut garder en tête que quel que soit son âge, un enfant a peur de perdre son parent, qu’il sera fragilisé par la révélation de cette maladie. Mieux vaut s’être bien préparé, attendre de pouvoir être soi-même, assez plein d’assurance, pour ne pas laisser son enfant rempli d’inquiétude.

Comment ça s’est passé ?...

Et s’il pose des questions sur le comment de la contamination. Doit-on lui répondre ? Non, pas forcément… C’est l’avantage et le rôle du parent de pouvoir mettre certaines limites et le droit de chacun de préserver son intimité. Quand les enfants sont adultes, leur peine et leur peur n’en sont pas moins grandes. Peut-être là aussi faudra-t-il faire face à leur inquiétude, leur révolte, leur reproche ou leur colère. Le VIH ne se transmettant pas dans la vie quotidienne, rien n’oblige à parler de sa séropositivité à ses enfants… On peut choisir de se taire et d’attendre d’être prêt pour leur en parler.

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