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Mes parents
21/12/2007

Quel que soit l’âge devant les difficultés de la vie, l’adulte se tourne souvent vers ses parents. La séropositivité ne fait pas exception. A la découverte de sa séropositivité ou lors d’un passage difficile, on peut avoir envie de « retourner » chez ses parents. Que vient-on chercher auprès d’eux ? Le réconfort ? L’aide ? Le soutien ? L’affection ? Régler quelques comptes ? Provoquer ?... Et que doit-on leur dire ? Jusqu’où les informer ? Vont-ils poser des questions sur le mode de contamination ? Seulement l’imaginer ? Que leur a-t-on dit avant de sa vie amoureuse ou sexuelle, ou de sa consommation de produits ? Il est probable que la qualité de la relation avec ses parents après l’annonce de la séropositivité dépend de la qualité de cette relation avant le VIH.

Quel soutien ?

De quel soutien a-t-on besoin ? Parfois c’est juste le besoin de se retrouver près de ceux qui savent nous écouter sans juger. C’est venir se reposer un peu avec l’assurance d’être aimé. C’est être soi tout simplement avec des personnes dont on connait bien le mode relationnel, des personnes avec lesquelles on peut faire l’économie de se montrer sous son meilleur jour. Mais si les liens sont distants depuis longtemps, conflictuels, il y a peu de chance que le VIH permette de se rapprocher d’un père ou d’une mère. Même si certains décrivent un rapprochement avec des parents jusque-là distants ou rejetants, ce n’est pas la situation la plus courante. Mieux vaut choisir le moment où l’on se sentira capable de faire avec sa propre angoisse et se confronter à la leur, à leurs questions, leur jugement. Même leur aide et leur soutien ne seront pas toujours les bienvenus tant on se sent mal, fragiles et dépendants. Certains pensent que la séropositivité ne regarde pas leur parents, et qu’ils n’ont pas à évoquer cela avec eux. Bref, séropos ou pas, les parents… ça ne change pas et ce n’est pas toujours facile…

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