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Et si je bois ?
1er/03/2018

« La consommation problématique d’alcool concerne 16 % des personnes suivies », peut-on lire dans le rapport Morlat 2013 sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH (p. 35).

Plus loin, il est rappelé que « dans l’étude transversale française VESPA, 27 % des sujets traités par ARV (n=2 340) présentaient une consommation à risque d’alcool et 9, 4 % des épisodes réguliers d’alcoolisation massive » (p. 122).

Selon les experts, le maintien d’une consommation excessive d’alcool est associé à une moins bonne observance au traitement antirétroviral, à la progression de la maladie, une moins bonne réponse au traitement et plus de pratiques à risques lors de l’usage de drogues ou des pratiques sexuelles. Elle accroit par ailleurs la toxicité des antirétroviraux. Elle justifie donc d’un repérage au moindre doute à l’aide d’outils simple (questionnaire AUDIT pour l’alcool par exemple) et de l’examen clinique.

Savoir où on en est

Le questionnaire AUDIT, développé sous l’égide de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), permet de calculer son score de dépendance à l’alcool. Si le score s’établit :
- entre 0 et 8, le test n’évoque pas une consommation excessive,
- entre 9 et 12, le test évoque une consommation excessive d’alcool,
- au-delà de 13, le test indique une dépendance à l’alcool.

Que faire en cas de consommation excessive ?

Il est possible de se faire aider en prenant contact, par exemple, avec :

- un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA),
- Alcool Info Serviceau 0 980 980 930 (de 8h à 2h)